La culture du blé prometteuse au Sénégal

Vers une réduction des importations

Moustapha SY
By Moustapha SY
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Parcelles de productions de blé à Malika plage, dans le département de Keur Massar

La culture du blé semble prendre de l’ampleur au Sénégal, avec des résultats encourageants de l’expérimentation menée dans la région de Dakar. Le Drdr Oumar Mbengue a annoncé le succès de cette initiative, affirmant qu’il est temps d’étendre cette culture à d’autres localités du pays pour réduire considérablement les importations de blé, actuellement estimées à 800 000 tonnes par an.

L’expérimentation de la culture du blé, lancée l’année dernière par le Ministère de l’Agriculture, a rencontré un franc succès dans les départements de Rufisque et de Keur Massar, selon le directeur régional du développement rural (Drdr) de Dakar, Oumar Mbengue. Celui-ci souligne l’adaptabilité de cette variété de blé à la région de Dakar, grâce à un microclimat favorable caractérisé par des températures oscillantes entre 20 et 25°C.

Lors de sa visite des parcelles de production de blé à Malika-plage, dans le département de Keur Massar, le Drdr Mbengue a constaté que les premiers semis de la variété Misra 1, en provenance d’Egypte, ont atteint leur maturité en seulement trois mois. Cette réussite témoigne du potentiel du Sénégal à produire du blé localement, ce qui pourrait réduire la dépendance aux importations de farine de blé, alimentant actuellement sept minoteries nationales.

Encourageant les producteurs à adopter la culture du blé, Mbengue met en avant les avantages économiques et stratégiques pour le pays, soulignant la nécessité de réduire les importations massives de blé qui pèsent sur l’économie nationale. Il appelle également à l’extension de cette expérimentation à d’autres régions du Sénégal, telles que Saint-Louis, Thiès et Kolda, qui pourraient également contribuer significativement à la production nationale de blé.

Enfin, le Drdr Mbengue plaide en faveur d’une diversification de la production céréalière, soulignant l’importance de cultiver d’autres céréales telles que le mil, le maïs et le riz pour assurer la sécurité alimentaire du pays et promouvoir une agriculture durable et diversifiée.

Ben alpha

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