ZONES COTIERES 

L’ONG OXFAM a organisé un atelier au profit des communautés et des acteurs communautaires pour un diagnostic-action sur les opportunités et les barrières pour un accès facile aux financements climat au Sénégal. Du 04 au 06 octobre 2023 les acteurs se sont penchés sur les difficultés de l’accès aux financements climat. Une démarche participative dont les résultats seront utilisés comme éléments de plaidoyer auprès des bailleurs mais aussi à l’occasion de la prochaine COP.

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By latyr0503@gmail.com
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Une étude met en lumière la perception des populations du changement climatique

En perspective de la Cop 28, Oxfam Sénégal a mené une étude sur la perception du changement climatique dans les zones côtières du Sénégal. Le rapport de cette étude a été présenté en conférence de presse, tenue jeudi 23 novembre 2023, dans les locaux de l’ONG. L’étude réalisée sur 9 zones côtières particulièrement vulnérables au changement climatique, vise à recueillir la façon dont les communautés vulnérables perçoivent le changement climatique.

Le rapport a montré que 47% des populations enquêtées ne comprennent pas vraiment le changement clima­tique qu’ils attribuent à des ori­gines naturelles, religieuses contre 46% qui affirment que c’est l’action démesurée de l’homme qui est à l’origine du changement climatique. Les causes de cette méconnaissance du changement climatique, selon le rapport, viennent du faible niveau d’instruction de ces communautés côtières mais également d’une absence de sensibilisation par rapport aux questions climatiques. Il est nécessaire, selon toujours les conclusions, dudit rapport de travailler avec les médias dans la lutte contre le changement climatique.

« Cela doit être une priorité pour les autori­tés étatiques et les organisations de la société civile », a déclaré Mme Khar Ndiaye, Directrice géné­rale d’Oxfam Sénégal, précisant que cette étude a été menée en prélude à la Cop 28. Selon elle, cette rencontre est un rendez-vous capital qu’Oxfam et ses partenaires ne manquent pas pour sensibiliser l’opinion publique sur les conséquences néfastes du changement climatique pour le monde en général et les communautés vulnérables et les pays en voie de développement en particulier. Car, dit-elle, ces derniers subissent les conséquences du changement climatique de manière disproportionné alors que leur contribution à augmentation des GES est dérisoire. Pour Oxfam et ses partenaires, la Cop est donc l’occasion de relayer les messages de ces communautés en quête de justice climatique. Pour Mme Ndiaye, la Cop 28 sera « l’épilogue du premier bilan mondial des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs globaux, c’est un moment charnière du cycle de l’ambition de l’accord de Paris ».  

 Selon le Conseiller en Recherches politiques et innova­tion à Oxfam Sénégal, Fadel Diop, la meilleure stratégie pour lutter contre le changement climatique dans ces zones, c’est de fournir des informations cli­matiques aux populations impac­tées. « C’est important d’inculquer davantage des explications sur les causes scientifiques liées au changement climatique. Le choix des zones côtières pour cette première étude s’explique par la différence de « l’impact du changement climatique selon les zones et le fait que la majorité de l’activité économique est installée sur les zones côtières ».

Durant la Cop 28, Oxfam Sénégal compte plaider l’opérationnalisation du Fonds sur les pertes et dommages, la transition énergétique par la réduction de l’exploitation des ressources fossiles comme le pétrole et le gaz et le financement de l’adaptation.

M.M SY

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